Dans le petit monde du homebrew Mega Drive, peu de jeux ont fait autant parler d’eux que Paprium. Longtemps attendu, entouré de mystère, porté par une communication détonante et des promesses techniques presque irréelles, il a fini par sortir, impressionnant par ses graphismes démesurés et son ambiance cyberpunk unique. En face, Final Fight MD, adaptation non-officielle mais particulièrement réussie du classique de Capcom, fait figure d’outsider. Moins tape-à-l’œil, mais peut-être plus fidèle à l’esprit arcade 16-bit. Alors, lequel offre la meilleure expérience de jeu ? Je les ai testés en profondeur, manette en main.
Paprium : un feu d’artifice… creux ?
Visuellement, Paprium est indéniablement une vitrine technologique. Les sprites sont énormes, les animations fluides, et l’univers cyberpunk explose de couleurs. On sent que le développeur a voulu repousser les limites de la Mega Drive. Il y a des effets rarement vus sur cette console : défilements parallaxes complexes, ennemis qui surgissent depuis le premier plan, et une ambiance sonore très travaillée.
Mais très vite, la façade commence à se fissurer. Le gameplay, cœur de tout bon beat them up, manque cruellement de précision et de plaisir. Les hitboxes sont approximatives, les impacts peu satisfaisants, et la maniabilité laisse parfois à désirer. On a du mal à ressentir du fun en enchaînant les combats. Côté charisme, ni les héros ni les ennemis ne marquent vraiment. Tout est trop stylisé, trop générique, et l’identité visuelle, bien que impressionnante, semble parfois sacrifier la lisibilité de l’action.
Paprium reste un exploit technique, mais un jeu n’est pas qu’un moteur graphique. Et malgré quelques idées sympas, comme les éléments de décor interactifs ou l’ambiance décalée, on a du mal à y revenir une fois la surprise passée.
Final Fight MD : la sobriété efficace
À l’opposé, Final Fight MD ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il adopte une approche plus classique, plus fidèle à l’original arcade. Les sprites sont plus modestes, mais bien animés. L’action est fluide, lisible, et surtout : on s’amuse immédiatement.
La prise en main est excellente, la difficulté bien calibrée, et chaque personnage possède une vraie identité. On retrouve ce feeling propre aux beat them up des années 90, cette sensation de puissance quand on enchaîne les ennemis, ce petit plaisir immédiat et addictif qui donne envie de recommencer une partie.
Bien sûr, ce n’est pas un jeu parfait. Techniquement, il est en dessous de Paprium. Mais là où ce dernier s’essouffle rapidement, Final Fight MD séduit par sa constance et sa jouabilité solide. C’est un jeu qui comprend ce qui faisait le charme des classiques du genre, et le retranscrit parfaitement sur la console de SEGA.
Verdict : le style ou la substance ?
Paprium est impressionnant, c’est indéniable. Mais une fois passée la claque visuelle, on reste sur notre faim. À l’inverse, Final Fight MD prouve qu’un jeu peut être modeste et pourtant terriblement efficace. Moins spectaculaire, certes, mais bien plus plaisant à jouer.
Alors, si vous cherchez l’expérience beat them up la plus fun sur Mega Drive, mon choix est clair : Final Fight MD l’emporte haut la main.







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