Sorti en 1991 sur Sega Megadrive, Fantasia est un jeu qui, sur le papier, avait tout pour faire rêver les fans de Disney. Inspiré du film d’animation culte de 1940, le jeu promettait une expérience magique, en mêlant visuels enchanteurs et bande-son inspirée des grandes œuvres classiques. Mais derrière ses atours féériques se cache une réalité bien plus frustrante pour les joueurs : une difficulté mal calibrée qui gâche l’ensemble de l’expérience.
Dès les premières minutes de jeu, on est pourtant séduit. Les graphismes sont superbes pour l’époque : des décors détaillés, colorés, avec des animations fluides et un vrai souci de respecter l’univers artistique du film original. Chaque niveau reprend une ambiance particulière, avec une esthétique qui évoque les différents segments du long-métrage. Visuellement, Fantasia rend hommage à Disney avec une fidélité et un charme indéniables.
La bande-son n’est pas en reste. Le jeu reprend plusieurs morceaux emblématiques du film, adaptés en version 16-bit avec une certaine réussite. Bien sûr, les limitations techniques de la Megadrive ne permettent pas de restituer toute la richesse d’un orchestre symphonique, mais l’ambiance musicale reste cohérente et ajoute beaucoup à l’immersion.
Malheureusement, une fois la manette en main, la magie s’évapore rapidement. Le principal problème de Fantasia, c’est son gameplay, et plus particulièrement sa jouabilité bancale. Les sauts sont approximatifs, parfois imprécis, ce qui est un gros défaut dans un jeu de plateforme. On rate des plateformes sans comprendre pourquoi, on se cogne contre des ennemis qu’on pensait éviter… bref, le contrôle de Mickey est loin d’être optimal.
Autre souci majeur : le système de sorts. Mickey peut lancer des sorts pour se défendre, ce qui semble logique dans un univers aussi magique. Mais ces sorts sont en quantité limitée, ce qui oblige souvent le joueur à se rabattre sur les attaques au corps à corps. Et là encore, ce n’est pas idéal. Il faut littéralement sauter sur les ennemis pour les vaincre, ce qui, avec des sauts déjà peu fiables, rend l’action laborieuse et source de nombreuses morts injustes.
Tout cela contribue à une difficulté mal dosée. Non pas que le jeu soit exigeant à la manière d’un Contra ou d’un Castlevania, mais il est frustrant parce qu’il semble lutter contre le joueur. On ne perd pas parce qu’on joue mal, mais parce que les contrôles sont imprécis ou les choix de game design discutables.
En résumé, Fantasia est un bel écrin rempli de promesses non tenues. Visuellement et musicalement, le jeu est une réussite pour son époque, mais son gameplay plombé par des choix discutables en fait un cauchemar plutôt qu’un conte de fées. Dommage, car avec un peu plus de polish et une meilleure prise en main, ce Fantasia aurait pu être un classique de la Megadrive. Au lieu de ça, il reste un exemple typique de ces jeux beaux mais injouables, dont on se souvient surtout pour leur potentiel gâché.







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