Il y a des moments fondateurs dans une vie, des instants qui laissent une empreinte indélébile dans notre mémoire. Pour moi, ce moment s’est produit en décembre 1988, un soir de Noël où je déballais ma toute première console de jeu : la Nintendo Entertainment System, plus connue sous le nom de NES. Ce fut mon vrai point d’entrée dans le monde du jeu vidéo moderne, après avoir vaguement aperçu de loin l’Atari 2600 ou la ColecoVision chez des amis ou cousins.
Recevoir une NES à cette époque, c’était plus qu’un cadeau : c’était une révolution. D’un coup, le salon devenait une salle d’arcade miniature. Le choc graphique que j’ai ressenti en lançant WWF WrestleMania pour la première fois reste gravé dans ma mémoire. Aujourd’hui, ces sprites pixellisés peuvent prêter à sourire, mais en 1988, c’était du jamais vu à la maison. Les couleurs, les sons, les animations… c’était un bond technologique incroyable comparé aux générations précédentes.
Mais au-delà des graphismes, ce sont surtout les jeux cultes découverts sur cette machine qui m’ont marqué à jamais. Super Mario Bros. bien sûr, porte d’entrée obligatoire pour toute une génération. Mais aussi The Legend of Zelda, avec sa pile de sauvegarde magique, Metroid et son ambiance mystérieuse, ou Castlevania et ses musiques entêtantes. Chaque cartouche semblait ouvrir un nouveau monde, un univers à explorer, souvent à tâtons, sans aide… sauf celle des magazines.
Car oui, dans les années 80, pas d’Internet ni de soluces en un clic. C’est grâce à des magazines comme Club Nintendo ou Player One que l’on découvrait les secrets, les astuces, les plans de niveaux dessinés à la main. Ces magazines étaient presque aussi précieux que les jeux eux-mêmes, et leur lecture faisait partie intégrante de l’expérience vidéoludique.
Bien sûr, la NES n’était pas seule sur le marché. À l’époque, la guerre des consoles faisait rage, notamment contre la Master System de Sega. Les débats à la récré entre fans de Mario et de Alex Kidd étaient passionnés, chacun défendant sa machine avec ferveur. Mais même si la Master System brillait techniquement sur certains aspects, la NES avait ce petit quelque chose en plus : une ludothèque incroyablement riche, une identité forte, et des jeux qui allaient marquer l’histoire du médium.
Revenir sur cette époque aujourd’hui, c’est aussi mesurer à quel point le jeu vidéo a évolué, mais surtout, se rappeler pourquoi on l’aime. Pour les souvenirs qu’il crée, les émotions qu’il transmet, et les univers qu’il nous fait découvrir.
Alors que je vous raconte cette histoire dans ma vidéo, c’est un véritable voyage nostalgique que je vous propose, à travers les souvenirs d’un gamin des années 80 tombé amoureux de sa première console. La NES n’était pas juste une machine, c’était une porte ouverte sur l’imaginaire, et elle continue d’influencer ma passion pour le jeu vidéo, des décennies plus tard.







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