Quand on pense aux adaptations de Dragon Ball Z en jeu vidéo, on pense immédiatement aux combats frénétiques de la Super Nintendo, aux sagas cultes de la PlayStation 2, ou plus récemment aux graphismes parfaits de FighterZ. Mais il existe un recoin sombre, une faille temporelle que seuls les chineurs de brocantes et les amoureux des objets rétro insolites connaissent : l’épisode DBZ sorti sur les consoles Plug & Play de chez Jakks Pacific au milieu des années 2000. Un titre que vous n’aviez probablement jamais vu passer, et pourtant, l’expérience est pour le moins… surprenante.
Le pitch magique du Plug & Play
Pour ceux qui ont manqué cette époque, le concept de Jakks Pacific était d’une simplicité enfantine : une manette, un câble jaune et blanc à brancher directement sur les prises RCA de la télévision, et hop, vous jouiez. Pas de cartouche, pas de disque, tout était embarqué dans la manette. Le hardware était ultra-limité, souvent basé sur des puces rudimentaires, mais l’objet en lui-même valait le détour. La manette de cette version DBZ arbore fièrement une forme de dragon Shenron entouré des sept boules de cristal. Visuellement, l’objet de collection donne envie. Mais une fois la console allumée, à quoi s’attend-on ?
Trois jeux en un, le grand écart
Derrière ce bout de plastique se cache en réalité une compilation de trois mini-jeux. On commence avec Buto-Retsuden, un jeu de combat en un contre un qui tente de singer de très loin les classiques de la Super Nintendo ou de la Megadrive. Évidemment, avec un stick et seulement deux ou trois boutons fonctionnels, le gameplay est réduit à sa plus simple expression. Le casting est minimaliste (Goku, Vegeta, Piccolo, Cell, Kid Buu), les animations sont hachées, mais il y a un certain charme rétro 16-bits pixelisé qui se dégage de l’ensemble. On sourit devant l’effort de proposer de la baston DBZ sur un hardware aussi famélique.
L’inattendu : le flipper de l’espace
Le deuxième mode, Kamehameha Assault, propose une sorte de jeu de tennis/volley à base de boules d’énergie vertes à se renvoyer au visage. C’est rigolo cinq minutes, mais c’est le troisième titre qui surprend tout le monde : un véritable jeu de flipper basé sur la saga Namek. Et contre toute attente, c’est probablement la partie la plus solide et la plus amusante de la console. Propulser sa bille pour démolir les sbires de Freezer, affronter le Commando Ginyu sur un plateau de flipper en pixel art, c’est tellement absurde que ça en devient totalement addictif.
Une relique d’une autre époque
Alors, est-ce un chef-d’œuvre caché ? Absolument pas. Les sensations de jeu de combat restent très limitées et on est face à un produit dérivé avant d’être face à un grand jeu. Mais c’est précisément ce qui fait la beauté du rétrogaming. Découvrir comment des développeurs ont tenté d’adapter l’univers titanesque et dynamique de Toriyama sur une technologie de poche à bas coût est fascinant. C’est une véritable capsule temporelle des années 2000, un objet hybride entre le jouet de supermarché et la console de salon qui mérite amplement d’être réhabilité dans l’histoire des adaptations de la licence.






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