Le flipper a toujours eu ce côté magique, mais posséder une machine réelle demande de la place, un budget conséquent et un entretien régulier. C’est là qu’intervient le Pincab (Pinball Cabinet) virtuel. Je me suis lancé le défi d’en fabriquer un de A à Z pour moins de 700 €, en privilégiant la récupération et la débrouille. Voici comment j’ai transformé ce projet en réalité.
La base logicielle et le premier test
Tout a commencé par la découverte de Visual Pinball X. Avant de sortir la scie sauteuse, j’ai testé le logiciel sur mon PC portable. Convaincu, j’ai d’abord tenté d’utiliser une vieille configuration informatique sortie de ma cave. Première leçon : ne sous-estimez pas les ressources nécessaires. Malgré son âge, Visual Pinball demande une certaine puissance pour tourner de manière fluide.
L’écran : le cœur du Playfield
Pour un rendu immersif, j’ai opté pour un écran télé Sharp de 46 pouces déniché sur le Bon Coin pour 80 €. C’est un modèle massif à tubes fluorescents, ce qui explique son épaisseur. J’ai dû le « desheller » (enlever sa carcasse en plastique) pour ne garder que la structure métallique et la dalle.
- Astuce : Gardez toujours la structure métallique de l’écran pour éviter qu’il ne se plie ou ne casse une fois intégré au meuble.
La menuiserie et la structure « Widebody »
Je ne suis pas menuisier, mais avec de la rigueur, on y arrive. J’ai utilisé des planches d’aggloméré, des tasseaux pour soutenir les 30 kg de l’écran, et des cornières PVC pour les finitions. Attention aux mesures : J’ai commis l’erreur de ne pas anticiper la hauteur totale (pieds compris). Résultat : mon Pincab faisait 1,90 m pour un plafond à 1,85 m dans ma gaming room ! J’ai dû ruser en créant une trappe dans le DMD pour gagner les précieux centimètres manquants.
Configuration PC et optimisation
Ma vieille tour étant insuffisante, j’ai acheté un PC de bureau HP d’occasion (20 €) équipé d’un i3, auquel j’ai ajouté un SSD et une carte graphique RX550 low profile (40 € sur Vinted). Pour l’alimentation des accessoires (LEDs, ventilateurs), j’ai recyclé une alimentation ATX en faisant un pontage pour qu’elle tourne en continu. Côté refroidissement : Ne lésinez pas ! Avec un écran à tubes et une carte graphique enfermés, la chaleur monte vite. J’ai installé cinq ventilateurs pour assurer une circulation d’air optimale.
L’interface et les contrôles
Pour les sensations de jeu, j’ai trouvé un kit complet sur le Bon Coin pour environ 50 € : boutons, contrôleur et plunger (tire-bille) personnalisé sur le thème de Retour vers le futur. C’est l’élément qui change tout pour l’immersion. Pour piloter le tout, j’utilise le frontend Pinup, indispensable pour naviguer facilement entre les tables avec les boutons de la caisse.
Finitions : La touche finale
C’est l’étape la plus gratifiante. J’ai peint la structure en noir mat (peinture Action à 3 €) avant de poser des vinyles personnalisés commandés chez Easy Flyer. Le design, conçu avec l’aide de l’IA, intègre même un ventilateur à LED directement dans le visuel de la DeLorean pour simuler le convecteur temporel !
Conclusion et budget
Après un mois de travail et quelques galères (notamment des pieds de meubles instables que j’ai dû remplacer), le résultat est là. Pour environ 700 €, j’ai une machine « Widebody » qui en impose et qui offre des sensations incroyables.
Mon conseil : Prenez le temps de faire des plans précis et n’ayez pas peur de la récupération. C’est un projet complexe mais extrêmement gratifiant une fois la première bille lancée !








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